Cette fois, nous étions à Maupiti (prononcez Maopiti).
Maupiti est l'île la plus au Nord de l'archipel de la Société. On s'y rend donc en avion, ce n'est pas très long (à peine le temps de faire réciter la table de 4 sans erreur...quoique cette durée soit relative en fonction du gamin et du nombre de prétextes qu'il est capable d'inventer pour se défiler.)
Bref, une heure et quelques inventions mnémotechniques plus tard ("4 x 4 ça fait 16, pense au 4*4" celle-ci est de Nicolas, ne cherchez pas le rapport entre un 4*4 Toyota et le nombre 16, il n'y en a pas...heureusement qu'il n'est pas instituteur), nous voici arrivés à bon port.
A peine débarqués de l'avion, on retrouve la luminosité propre aux îles (Elles sont où tes lunettes ? Comment ça dans l'avion ? Non tu ne peux pas fermer les yeux pendant une semaine entière..ni utiliser ton masque de plongée...Bon, j'y retourne, quoi!)
A peine débarqués de l'avion, on retrouve la luminosité propre aux îles (Elles sont où tes lunettes ? Comment ça dans l'avion ? Non tu ne peux pas fermer les yeux pendant une semaine entière..ni utiliser ton masque de plongée...Bon, j'y retourne, quoi!)
Coco (un prénom prémonitoire), qui travaille dans la pension où nous allions, nous attendait, sourire aux lèvres et colliers de tiarés à la main.
En bateau, il nous a conduit à bon port, à la pointe Ta'atoi.
Et nous y avons passé quelques jours inoubliables, à la tahitienne, loin de la "civilisation" : pour vous donner un ordre d'idée, à Maupiti, il n'y a ni médecin, ni pharmacie ( "t'as pris le smecta ?" "ouais c'est bon" ). Les magasins se comptent sur le doigt de la main et une après-midi, comme je voulais changer un peu de la bière ou de l'eau de coco, j'ai enfourché mon vélo pour aller acheter un coca Zéro.
" Un coca zéro ? Tu veux dire PAS sucré ? iiii-aaa, personne ne boit ça ici, pai !" m'a-t-on répondu, l'oeil moqueur... :-) Alors ne comptez pas y trouver des graines de chia, hein.
Mais bref, comme le coca zéro n'est pas vital non plus, je suis repartie avec des fruits cueillis sur le chemin ! Et je me suis remise à l'eau de coco (qui est bien meilleure que le cocachimique, cela va sans dire, d'ailleurs).
A la pension, nous avons :
- joué au javelot traditionnel, le but (impossible pour nous pauvres popaas malhabiles) de planter le javelot dans une coco située à 10 mètres en hauteur...
- cassé une coco à mains nues (après l'inévitable "mais bien sûr", Nico a essayé et oui, comme c'est un warrior, il a réussi sans se casser les phalanges ! Du coup, il était tout content..."hé les enfants, vous voulez pas une eau de coco, là, hein ? Non ? Mais si, faut s'hydrater ! Allez venez je vais en casser une, vous voulez voir ? ")
- râpé des cocos, râpé des cocos, raco des popés...
Bon, il avait oublié de mettre l'autre moitié de coco en dessous !
elle aussi ! quelle bande de mauvais maohi !
- tressé des couronnes de fleurs
| Celle-là c'est la mienne..pas trop mal je trouve ! |
- défié les tahitiens au lever de pierre (Coco porte 150 kilos. Pour ma part j'aurais bien voulu essayer mais pensez-vous j'avais oublié mon paréo, c'est bête)
- nagé avec des raies manta, qui se retrouvent tous les jours dans un spot "station de nettoyage" où elles viennent se faire déparasiter par de petits poissons dont c'est le job...
- tenté (sans succès) d'éviter les moustiques
- fait les beaux dans l'eau turquoise
- revisité des jeux de société
de retour à Tahiti, on a compris, vu l'odeur,
que certains coquillages devaient encore être habités....
que certains coquillages devaient encore être habités....
- fait du vélo
- péché des poissons au filet, à 2 mètres du bord
![]() |
| Paul revient avec sa pèche miraculeuse dans son seau vert |
En milieu de semaine, nous avons aussi participé à une journée festive organisée par les pensions de l'île.
Au programme (on avait de l'entrainement) : lancé de javelot, cassage de coco, tressage de couronnes, course de porteurs de fruits. Grâce à la foulée aérienne de Nico, nullement entravé par son petit paréo, nous avons gagné haut la main !
Pour le déjeuner, un four tahitien avait été préparé. Il s'agit d'un trou dans lequel on fait cuire les aliments à l'étouffée, dans des feuilles de bananiers. Il y avait du cochon et du poulet, de la banane fei (plantain), du uru (le fruit de l'arbre à pain), du bénitier au lait de coco et du poe manioc. Le tout, avec les mains (pas lavées depuis le matin...euh, vous n'auriez pas un peu de gel hydroalcoolique quelque part au milieu du tas de cocos ? non ? ha bon spa grave)
| non mais qui c'est cette grande cuissée ? |
Bref, c'était top ! A part la dernière nuit où Diane a vomi plusieurs fois...On se retrouve un peu démuni, à 2H du matin, quand on n'a rien pour nettoyer ("Je peux prendre ton short de course, nico ? De toute façon il est moche") et pas de draps de rechange...Mais c'est pour le côté "roots" des vacances, ça....Et puis on en a vu d'autres ! On s'est rendormis et on a attendu le lendemain, après le petit dej', pour nous y coller ("c'est ton short, c'est toi qui nettoie" Non, en vrai on a partagé, lui le mur et le sol et moi les draps)
Bonus !
En déchargeant les photos, nous avons trouvé quelques clichés intrus réalisés par Diane, qui nous a piqué l'appareil en douce....
Déjà adepte des selfies, misère, j'ose à peine imaginer son mur facebook quand elle aura 15 ans...
| "je faisais un clin d'oeil, là " |









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