dimanche 21 octobre 2012

Ma semaine de maman célibataire



Vous voulez que je vous raconte ma semaine de maman célibataire (l'homme ayant lâchement abandonné sa marmaille pour le gris de Paris) ?
Comme sur des roulettes.

Dimanche, chaud et ensoleillé : 
6H. Aéroport. Après avoir formulé ses recommandations d'usage, l'homme s'en va.
A peine a-t-il tourné les talons de ses tongs que Nain n°1, qui se fiche pas mal des recommandations, se métamorphose en odieuse petite punaise.
(Aaah, l'absence de la figure paternelle...)

En même temps c'est pas de sa faute, c'est vrai, tout est trop nuuuul dans cette maison, surtout les parents, enfin celle qui reste (7H12 du matin, la journée commence bien) et d'ailleurs si ça continue il va prendre son baluchon et partir chez son copain Manuarii.
Malgré tout, la bonne volonté de la maman n'est pas encore entamée. Pensez donc, elle en a vu d'autres.
A midi, c'est parti, j'emmène donc les deux monstres au restaurant où je dois retrouver des amis et leurs enfants.
Diane, exquise, profite du repas pour parfaire son entrainement de lancé de kiri ("naaaaaaan !") ou carrément d'assiette, quand y'a plus de kiri. Paul est aussi poli qu'un tournevis rouillé et de fort agréable compagnie avec les autres enfants :
- Ah ouais, tu prêtes pas ton camion ? Tiens ! 
(et vlan, un coup sur la tête).
Au bout de 4 ou 5 agressions et autant de (vains) recadrages maternels, la maman est mi- morte de honte, mi-morte de rage (et aussi mi-couverte de kiri).

Après cette mise en bouche, nous arrivons à la maison pour une partie de baignade.
Et la bonne ambiance de continuer.
Même l'arrivée du gâteau Sam-sam ne parvient pas à calmer les esprits (enfin surtout celui de Paul). Confiscation du parasol en papier pour que le goûter ne tourne pas au duel sanglant.


Vers 18H, les copains s'en vont.
Et Paul de me regarder avec son oeil noir :
" Oh c'est nuuuul ! Ils sont pas restés longtemps ! "



Lundi, chaud et ensoleillé : 

Note pour plus tard : ne pas se lancer dans la préparation de repas compliqués quand on est seule avec 2 machins. L'évier rempli de vaisselle + le bébé qui braille + les pieds qui collent (rapport au gratin que Diane a flanqué par terre) + le grand qui gémit je trouve pas mon dentifriiiiiiiiice = pas bon.


Mardi, chaud et ensoleillé : 

14H30 : En sortant de la garderie, j'emboutis la voiture de la voisine, sous le regard amusé et autres "oh là làààààà !" des riverains.

18H30 : bain des enfants.
18H35, Diane, qui a décidé qu'elle était certainement assez propre comme ça, débarque à la cuisine, nue comme un ver et souriante comme un petit soleil, suivi de Paul dans son slip italien.
Je mets mes carottes sur le feu et gazouille un "Attends ma miette, je vais te mettre une couche".
Sauf que.
Paul a tripatouillé la poignée de la salle de bain. Et la porte ne s'ouvre plus. Mais alors plus du tout du tout.



Qu'à cela ne tienne, restons zen. Il doit bien y avoir des clés quelque part.
Me voilà lancée à la recherche du sésame (interrompue par une odeur de grillé, flûte je crois que le repas est en train de brûler).
Je jette les carottes carbonisées, tant pis il reste de la mousline, et je trouve les clés (merci à mon homme qui est très organisé).
Sur le trousseau, il y a 7 clés. Dans la maison, il y a 8 portes.
Vous avez deviné celle qui manque.





Diane est toujours cul nul, normal, vu que les couches sont dans la salle de bains des enfants, (comme le tableau avec les plombs, qui sautent très souvent, j'avoue que c'est plutôt ça qui m'ennuie, dans cette histoire). En même temps, relativisons, ça aurait pu être pire, l'eau du bain aurait pu continuer à couler ou Diane aurait pu être enfermée dans la salle de bain (auquel cas j'aurais attaqué la porte à la hache).

Allez hop, j'enfile un short à la petite et je demande à Paul (enfin je crie) de s'habiller et je traîne les gamins au supermarché pour acheter des couches, Diane braillant parce qu'elle veut manger et Paul aussi, parce qu'il s'est fait engueuler.


Mercredi, chaud et...bon vous savez. 
Après une journée passée à essayer de trouver un serrurier ("Ben non copine, je me déplace pas ! Mais t'as qu'à démonter la serrure ! "), le salut se présente enfin, aux alentours de 18H30, dans la personne de notre propriétaire. Vérification faite, il avait 2 clés de la salle de bain des enfants.

Allez, pour la suite, je fais rapide.
20H30 : la maison est calme. Une fois n'est pas coutume, je vais regarder la télé, ça me fera de la compagnie (de plus de 5 ans.)
20H32 : Finalement je vais peut-être aller me coucher, vu que l'écran de télé vient d'exploser.


Jeudi 
2H du matin : Diane re-re-pleure (je vous passe les réveils "normaux" de 21H, 23H et 1H)
J'arrive dans sa chambre. Une odeur, comment dire, très peu engageante,  me chatouille les narines.
Je m'approche et je constate l'étendue des dégâts. Il y a des brocolis (et de la cancoillote) partout dans le lit.
* changement de draps - nettoyage de la gamine*

3H et des brouettes : misère, elle pleure de nouveau.
* re-changement de draps -re- nettoyage de la gamine, plus jamais je n'achète de la cancoillotte à l'ail, c'est décidé *

Pour résumer, entre 2H et midi, elle a vomi 8 fois, je crois que tous les tapis y ont eu droit.
Et Paul de me dire, au petit-déjeuner :
- Mamaaaaan...j'ai maaal au veeentre.


Vendredi 
5H45 : Réveil de Diane (Record de grasse matinée battu, d'habitude c'est plutôt entre 5H et 5H20)
Je me lève, plutôt contente, vu qu'elle s'est réveillée seulement 2 fois cette nuit
()

que personne n'a vomi, ou qu'aucune tornade de criquets géants du zimbabwe ne s'est abattue pile sur ma maison.


Paul, qui est déjà à la cuisine pour mettre la table, me crie :
- Hé, maman, tu viens ? Faut attraper les petits vers ! Y'en a plein par terre ! 



18H : Paul a mal à l'oreille. Je m'en vais chercher mon otoscope (oui, j'ai pas de mixer ni de robot machin-truc, mais j'ai un otoscope).
 La belle otite !



Samedi
Rien ! A part une araignée grosse comme la main dans la cuisine. En même temps, moi, tant que personne ne vomit, rien ne peut entamer ma bonne humeur....En plus je viens de recevoir mes exemplaires d'Olaf, le géant mélomane, et le CD est génial, mais j'imagine que vous le savez, vu que vous l'avez certainement déjà acheté (ha ha).



Voilà ! Allez, ça aurait pu être pire.
Mais bon, ce matin à 6H, j'étais contente d'être à l'aéroport.






samedi 20 octobre 2012

A Tahiti on est quand même moderne

Regardez ça, on a même des flashmob !
Sauf qu'ici, c'est à la plage et il y a moins de monde. Mais quand même.

(* wikidéfinition du mot pour mon lectorat âgé : une foule éclair (de l'expression anglaise identique) flashmob, ou encore mobilisation éclair, est le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance, avant de se disperser rapidement. Le rassemblement est généralement organisé au moyen d’Internet, les participants ne se connaissent pas pour la plupart*.)





Paul et ses copains ont fait leur flashmob privée :





Et Diane l'a faite toute seule, comme ça au moins, pas de risque qu'on lui pique son gâteau.


dimanche 7 octobre 2012

Happy birthday !

Bon, qui dit "anniversaire du gamin" dit aussi "anniversaire à la maison. Avec plein de gamins". Si, c'est obligé (là, je fais genre, mais en vrai, c'était vraiment sympa. A organiser et à vivre. Surtout quand on voit les petites étincelles dans les yeux de son marmot). 
Nous voilà donc lancés dans l'organisation d'une après-midi de folie pour notre fiston.

5 ans, 5 copains. 

C'était le deal. (Remarquez que si c'est bien pour 5, 6 ou 7 ans, après, il est nécessaire de changer la règle. Oui, on peut. On fait comme on veut tiens, après tout, c'est nous les parents, ha ha).
Paul a donc invité Manuarii, Pierre-Antoine, Amandine, Angèle et Tahia, et c'est en passant une matinée entière à fabriquer les cartons d'invitation que je me suis dit qu'elle était bien, ma règle des 5-5. Enfin en même temps, ils étaient trop classe, mes cartons. Avec des grenouilles qui ouvrent la bouche en 3D et tout. Bref !

Samedi matin, donc, on a passé la matinée dans les derniers préparatifs (on a eu le temps, Diane s'est réveillée toute guillerette à 5H19)

- gonflage et accrochage de banderoles et de ballons (et expédition en ville en catastrophe de Nico à cause de tous ceux qui avaient éclaté à cause du soleil)

- remplissage et accrochage de la pinata (tradition mexicaine très importante ici. Un anniversaire sans pinata c'est un peu comme un bon vieux maroilles sans un bon verre de vin)

- préparation des accessoires et des jeux

- tonte de la pelouse

- nettoyage de maison (on sait jamais. Des fois que des mamans aient envie d'aller aux toilettes en déposant leurs enfants)

Après cette matinée bien remplie, donc, branle- bas de combat à 14 heures.
On enfile notre costume de moniteur de colo ( et Nico boit un Redbull), et hop, c'est parti !

A 14 heures 20, l'équipe est au complet.
On a donc commencé par une petite séance de décoration. J'avais préparé (en plus du gâteau d'anniversaire, voyez le boulot)  6 petits gâteaux individuels que je leur ai proposé de personnaliser avec des bonbons, des perles sucrées, du sucre doré, un stylo au coulis de framboises...)
Ils ont bien aimé (surtout qu'ils ont pu se baffrer de bonbecs^^)



Ensuite, tout est passé très vite ! Pour vous résumer un peu notre après-midi, on avait préparé aux enfants un grand concours constitué de plein de petites épreuves :
- un chamboule-tout
- le jeu des devinettes (les yeux bandés, ils doivent deviner ce qu'on leur met dans les mains ou ce qu'on leur fait goûter)
- la course avec les pieds entravés
- un pictionnary
- le jeu des métiers / des animaux à mimer
- la tomate

A la fin, bien entendu, pas de perdants : je leur ai tous remis une petite médaille et un petit cadeau.


On a aussi fait une chasse aux sucettes dans le jardin. Vous la voyez, celle qui est cachée sur cette photo ?

Puis la pinata tant attendue, donc (c'est Nicolas qui a fini par réussir à la casser, elle était coriace ! A cause de sa force herculéenne, il a même cassé le manche en fer et s'est entaillé le doigt...et c'est là que je rends hommage à son sens de l'organisation, parce qu'il a aussitôt pu vérifier son dernier rappel DTP sur son fichier "vaccinations". Là franchement je m'incline. Moi je ne sais même pas où est rangé mon passeport, alors mes vaccinations, vous pensez bien....)


Les bougies à souffler, les cadeaux à ouvrir ! Merci les copains, Paul a été très gâté !


Oui, je sais, mon gâteau-train est moche comme tout, mais l'honneur est sauf, j'avais bien réussi ceux de l'école. 





Puis en fin d'après-midi, une petite séance piscine pour nous rafraîchir les idées (sauf Paul qui était occupé à jouer avec ses cadeaux). 





Bref, les copains se sont bien amusés, et Paul a passé une très très bonne journée. Ce qui, au fond, était le principal...

Quant à nous....on s'est couchés tôt.


(Bon, vous m'excuserez, je n'ai pas le temps de peaufiner la narration, zhom m'attend pour dîner). Ecrire ou manger, il faut choisir !

mercredi 3 octobre 2012