Un petit Paul rose se cache dans cette photo. Saurez-vous le retrouver ?
lundi 31 octobre 2011
La recette du jour
Aujourd'hui, j'ai testé une recette super délicieuse et inratable même pour les nulles ou pour celles qui comme moi ont 3 cuillères et 2 casseroles qui se battent en duel parce que leur déménagement est coincé en Nouvelle Zélande.
Comme je suis une fille sympa, je partage :
Steak de thon grillé à la vanille
Des belles tranches de thon blanc
De la vanille en gousse (pas trop sèche de préférence, sinon ça n'a pas de goût)
De la crème légère (ou du lait de coco)
Du sel
C'est tout !
Dans un bol, verser la crème et la vanille grattée dans les gousses (+ les gousses, soyons fous). Bien mélanger pour que la saveur de la vanille se diffuse.
Faites griller vos tranches de thon au barbecue ou dans une poêle. Attention le thon blanc ne se cuit pas trop ! Il faut que le coeur soit un peu rosé.
Verser la crème à la vanille sur le thon et faites mijoter à feu doux pendant quelques minutes. Salez (si vous n'avez pas les artères trop bouchées). Tadaaaaaam ! C'est terminé !
Comme je suis une fille sympa, je partage :
Steak de thon grillé à la vanille
Des belles tranches de thon blanc
De la vanille en gousse (pas trop sèche de préférence, sinon ça n'a pas de goût)
De la crème légère (ou du lait de coco)
Du sel
C'est tout !
Dans un bol, verser la crème et la vanille grattée dans les gousses (+ les gousses, soyons fous). Bien mélanger pour que la saveur de la vanille se diffuse.
Faites griller vos tranches de thon au barbecue ou dans une poêle. Attention le thon blanc ne se cuit pas trop ! Il faut que le coeur soit un peu rosé.
Verser la crème à la vanille sur le thon et faites mijoter à feu doux pendant quelques minutes. Salez (si vous n'avez pas les artères trop bouchées). Tadaaaaaam ! C'est terminé !
vendredi 28 octobre 2011
Les courses...gloups
Quand on fait ses courses au Carrouf', ici, c'est un peu la douche (froide). Voyez un peu :
- Cancoillote (si si y'en a ! ) : 9 euros
- Petit Billy : 8,95 euros
- Minuscule crottin de chèvre : 5 euros
- Lardons de canard (je peux pas vous dire pour le porc, y'en avait plus) : 5 euros
- Gateau au fromage blanc saint amour : 19 euros (adieu !! snif)
- Chou fleur bio au kilo : 15 euros
- Pommes bio au kilo : 18 euros
- Courgettes bio au kilo : 8 euros
- 1 paire de tongs (et pas des Louboutin hein) pour enfants : 12 euros
- 1 bouteille d'arome Maggi (je sais c'est chimique mais j'adore) : 4 euros
- 1 tablette de lindt (genre une bonne, avec des amandes) : 7 euros
- Une petite boite de terrine végétale bjorg : 7 euros
- Pinard : minimum 30 euros pour un vin de base
- Couches : 20 euros le paquet (elle a intérêt à être propre, et fissa, la Diane)
- Marianne ou le Nouvel Obs : presque 7 euros !
- Un repas dans un bon resto : compter 100 euros par personne sans les boissons...
- Un casse-croute dans un snack / roulotte : 15 euros
- Une demi-heure de poney pour le Paul : 23 euros
- Une journée à la garderie pendant les vacances : 25 euros
Sinon, pour rassurer ma môman, ici on trouve presque tout ! Il manque juste curieusement des yaourts au soja (alors qu'on trouve bien plus de tofu qu'en métropole), du taillefine fiz (zut), et puis quelques fromages bien affinés, mais bon, à la place on a des tas de trucs super délicieux introuvables en france ...Les ananas, pamplemousses et mangues n'ont rien à voir avec ce que l'on connait...Il y a aussi des corossols, des ramboutans, des bananes fei, des pommes étoile, des fruits de la passion, grenade, goyave, taro, uru...Si j'ai le temps, un de ces jours, je ferai des photos.
- Cancoillote (si si y'en a ! ) : 9 euros
- Petit Billy : 8,95 euros
- Minuscule crottin de chèvre : 5 euros
- Lardons de canard (je peux pas vous dire pour le porc, y'en avait plus) : 5 euros
- Gateau au fromage blanc saint amour : 19 euros (adieu !! snif)
- Chou fleur bio au kilo : 15 euros
- Pommes bio au kilo : 18 euros
- Courgettes bio au kilo : 8 euros
- 1 paire de tongs (et pas des Louboutin hein) pour enfants : 12 euros
- 1 bouteille d'arome Maggi (je sais c'est chimique mais j'adore) : 4 euros
- 1 tablette de lindt (genre une bonne, avec des amandes) : 7 euros
- Une petite boite de terrine végétale bjorg : 7 euros
- Pinard : minimum 30 euros pour un vin de base
- Couches : 20 euros le paquet (elle a intérêt à être propre, et fissa, la Diane)
- Marianne ou le Nouvel Obs : presque 7 euros !
- Un repas dans un bon resto : compter 100 euros par personne sans les boissons...
- Un casse-croute dans un snack / roulotte : 15 euros
- Une demi-heure de poney pour le Paul : 23 euros
- Une journée à la garderie pendant les vacances : 25 euros
Sinon, pour rassurer ma môman, ici on trouve presque tout ! Il manque juste curieusement des yaourts au soja (alors qu'on trouve bien plus de tofu qu'en métropole), du taillefine fiz (zut), et puis quelques fromages bien affinés, mais bon, à la place on a des tas de trucs super délicieux introuvables en france ...Les ananas, pamplemousses et mangues n'ont rien à voir avec ce que l'on connait...Il y a aussi des corossols, des ramboutans, des bananes fei, des pommes étoile, des fruits de la passion, grenade, goyave, taro, uru...Si j'ai le temps, un de ces jours, je ferai des photos.
Nico est un chic type
Comme Nico est un chic type, il nous a réservé une très belle surprise pour notre arrivée.
(Bon déjà il a fait plein de musculation, mais ça, vous vous en fichez comme d’une guigne ….Et en plus, ça ne va pas durer, puisque maintenant que je suis là avec les deux affreux, il aura beaucoup moins de temps pour faire le guignol).
(Bon déjà il a fait plein de musculation, mais ça, vous vous en fichez comme d’une guigne ….Et en plus, ça ne va pas durer, puisque maintenant que je suis là avec les deux affreux, il aura beaucoup moins de temps pour faire le guignol).
Donc bref, la surprise c’était un voyage de quelques jours à Moorea, l’île qui est juste en face de Tahiti.
Il est vrai que si Calou, notre touriste-accompagnateur était resté à Tahiti uniquement, il serait certainement rentré un peu déçu….
Il est vrai que si Calou, notre touriste-accompagnateur était resté à Tahiti uniquement, il serait certainement rentré un peu déçu….
Après une demi-heure de ferry, nous voilà donc dans un petit paradis. On respire. Beaucoup moins de bruit qu’à Tahiti, beaucoup plus de verdure, un lagon magnifique....
Pour résumer en quelques mots ce séjour, des cocotiers, du bleu plein les yeux, des percussions et du tamure, des ananas et du poisson cru, de la pirogue et des raies...et le sourire de Paul, jusqu'aux oreilles.
Pour résumer en quelques mots ce séjour, des cocotiers, du bleu plein les yeux, des percussions et du tamure, des ananas et du poisson cru, de la pirogue et des raies...et le sourire de Paul, jusqu'aux oreilles.
Le Moorea Pearl Resort (classieux hein) :
Paul devant les danseuses (on ne dirait pas mais il était super content) :
Rencontre dans le lagon :
lundi 24 octobre 2011
Enfin ! Après un voyage inteeeeeeeeeeeeeeeeeeeerminable, nous voilà arrivés !
Alors, que je vous raconte. Par contre, vous excuserez l'absence de recherche stylistique mais il est présentement 5 heures du matin et Diane a hurlé les 3/4 de la nuit (et oui, parce qu'elle n'avait pas du tout envie de dormir à cause du décalage horaire), donc on ne peut pas dire que je sois au meilleure de ma créativité, hein.
Nous sommes partis de Jarnioux- les- bains samedi matin à 9H30, en convoi exceptionnel de 2 voitures, nombre de bagages oblige. A la gare de la Part Dieu, nous avons eu la bonne surprise de voir Didier, Danielle, Marie Claude et Dédé et Nadège qui sont venus nous dire au revoir, nous fournir quelques petits cadeaux distraction pour l'avion (merci), et aussi soutenir les parents !
Après les adieux..forcément difficiles, on roule pour Paris !
Le voyage en train se passe assez bien. Sur une échelle d'excitation allant de 1 à 10, on va dire que le Paul est à 7. Un peu de jus de pomme partout sur le siège et 2/3 autocollants appliqués ailleurs que sur le cahier, mais bon, rien de trop pénible.
On descend à Paris après 2H de voyage (sans panne, ouf ouf ouf) et on charge les 60 kilos de bagages sur un chariot (enfin, Calou et ses muscles quoi).
On se dirige tous guillerets vers le comptoir d'enregistrement, et c'est là qu'au bout d'un moment, *illumination* je me rends compte qu'il nous manque un sac...
Il est 14H30, ledit sac doit être en train d'arriver à Lille. ¨Enervomètre à fond, parce que dans ce sac il y a 10kilos de livres pour Paul, mes bijoux, mon tire-lait, ma trousse de pharmacie, de toilette, la super robe que je viens de m'acheter, les carnets de santé, la moustiquaire de la petite et que sais-je encore...
Deuxième illumination avant que Calou ne court au guichet sncf : Nathalie ! Et ben oui, ça tombe bien que Nathalie
1/habite à Lille
2/ soit une grande chef à la sncf (ça peut pas faire de mal en tous cas)
3/ descende à Lyon dimanche....
tout ça mis bout à bout, Nathalie a récupéré le sac. Merci cousine !!! On verra pour son expédition, parce que vu qu'il pèse 20 kilos, je pense que l'acheminement à Tahiti par avion est absolument hors de question...300 euros !
15H30. Suite des aventures à l'embarquement. Une file longue comme un jour sans pain. La bouche en coeur, je m'approche de la pauvre jeune fille qui oriente les passagers et je lui dis en montrant ma miette "Pouvez-vous m'indiquer où se trouve la file prioritaire, quand on a un bébé? ". Yeux paniqués de la jeune fille (assaillie par un chinois sur la gauche et une famille américaine sur la droite) "Euh là non non, on manque de personnel !! On n'a pas de file spéciale , il faut faire la queue ! ". Soit. Faisons la queue. Avec Paul qui se traine par terre et la petite qui commence à se trémousser et à pleurer dans l'écharpe. *Joie*. On arrive quasiment en dernier pour enregistrer, mais comme il n'y a que 2 bébés dans l'avion (tu m'étonnes), on aura quand même le fameux berceau miracle où est censée dormir la petite.
17H00. On passe le portique de sécurité. Je jette ma bouteille d'eau et j'en rachète une aussitôt le portique passé (2 bouteilles de 0,5 litres, 10 euros). On embarque. C'est parti pour....11 heures de vol.
Au bout de 2 heures, crises simultanées de Diane (faim) et Paul (envie de vomir, fatigue, diner avalé trop vite). ça va bien se passer, ça va bien se passer. Crise finalement maitrisée après une demi-heure de hurlements. Paul s'endort. Diane pas. Pendant au moins 10 minutes (dingue) elle joue dans son berceau.

Paul se réveille 1 heure plus tard, tout gai. Et un peu vaseux. Il me dit qu'il fait coucou à Grand-Mère par le hublot. Quand il commence à s'impatienter, je lui met une vidéo (avion = pas de principes). Je vous le donne en mille : 1 écran en panne sur tout l'avion : le sien. Heureusement le mien fonctionne alors je lui allume. Il s'enfile plusieurs sam-sam pendant que je sers de tétine géante pour que Diane ne pleure pas.
Je fais la connaissance d'une copine de galère (un garçon de deux ans et un bébé de deux mois et demi), c'est une pédiatre qui vient pour un CDD de 6 mois au nouvel hôpital. On discute un peu, ça nous fait passer le temps.
Paul finit par se rendormir. De mon côté, (Diane toujours accrochée, je crois que je n'ai jamais autant allaité ! ) je somnole un peu. Quand Paul se réveille, j'ouvre les yeux. Je ne sais pas si j'ose regarder le temps de vol. Allez, j'ose. Il reste encore plus de 6 heures. La MISERE.
Au final je ne sais pas comment on est arrivés au bout, mais bref, nous voilà à Los Angeles, cité pas du tout des anges.
On fait la queue pour descendre de l'avion.
On fait la queue pour qu'on nous prenne les empreintes digitales et un fond de l'oeil. En plus on peut pas dire qu'ils soient spécialement aimables, les policiers américains.
On fait la queue pour la douane. J'ai des biscuits pour Paul dans mon sac, je me dis que finalement, j'aurais peut-être dû cocher le "oui" à la rubrique "transportez vous des aliments" dans leur fiche à la c*n. Heureusement, il y a tellement de monde que les douaniers ne sont pas trop regardants. On passe.
Ensuite....ben on cherche où aller. RIEN n'est indiqué. Je demande à une dame avec un badge, elle me marmonne une réponse "tothelefttaketheescalatorspressthebuttonC".
On attend l'ascenseur. On monte avec des mexicains, on est serrés comme dans un paquet de lentilles.
5 minutes plus tard, on fait la queue pour le portique de sécurité. Je jette (encore) mes bouteilles d'eau.
Je passe sous le portique. Je sonne.
J'enlève ma ceinture, je sonne encore.Ha. Me voilà bien. Une policière arrive et me passe une espèce de lingette sur les mains. Je lui demande ce dont il s'agit et elle me dit que cela sert à détecter la présence d'explosifs (!). Haaa bon, je pense (genre détendue). Elle passe la lingette dans la machine magique....Qui devient rouge : explosifs détectés !!!!
Là je suis conduite dans une petite pièce avec Diane dans l'écharpe et Paul à moitié mort de fatigue. Pauvre bonhomme. On me fouille, je dois enlever la petite mais je n'ai rien pour la poser et qu'ils n'ont pas le droit de la porter(?? je n'ai pas compris) , c'est un peu sport;
Au final je suis "relachée" après que toutes mes valises aient été passées au peigne fin. Le stress total. J'ai cru que j'allais rater mon avion.
Je ne sais pas ce qui s'est passé. Je m'étais lavée les mains avec de la solution hydroalcolique..je ne vois que ça !
On se dirige vers la porte d'embraquement et on attend (ben tiens, pour changer). Paul se traine par terre sur la moquette bien propre, je vais acheter une petite bouteille d'eau (3 dollars) et un machin à hélice qui distribue des M&M's pour Paul (10 dollars).
On embarque. En montant dans l'avion je me dis que c'est vraiment parce qu'on est obligés là. Méthode Coué : je dis à Calou "Hé, 8 heures, ça va aller vite hein !".
Tu parles....
Pour vous la faire simple, Paul dort environ 2 heures et nous aussi. Quand on se réveille il est 23H. et on doit arriver à 4H....Re-Misère. Diane ne veut toujours pas dormir dans ce satané berceau,(en plus que mon voisin qui est un gros gros c*n met ses pieds-qui puent-dessus) je la garde sur moi pendant tout le vol, en la promenant de long en large quand elle pleure (hurle). Paul regarde Sam-Sam pour la dix-millième fois (quand je pense que je me suis trainée 10 000 bouquins, gommettes et autres stylos dans mes sacs). Je marche un peu dans l'avion avec ma copine pédiatre qui elle aussi, sert de poussette et de tétine géante à son bébé. ça me console un peu de ne pas être la seule.
Ensuite on traverse un orage. Grosses turbulences. Mais grosses hein. Gloups. Je repense au vol Paris-Rio. Arrrrrgh.....Je dis à l'hôtesse : euh c'est normal là ? Elle me répond que le commandant est en train de détourner un peu le vol pour éviter la zone de turbulences.
Dix milliards d'heures plus tard, on arrive enfin à destination.
Hop, j'enfile un short à Paul. On bourre tous nos affaires dans les sacs. Diane est crevée, les yeux tous rouges et une grosse plaque d'eczéma sur le bras et sur la tête.
On descend sur le tarmac (et oui c'est comme ça là-bas), on est accueillis par les danseuses tahitiennes et les ukulélés.
On attend les bagages des heures. Paul n'en peux plus, devient super grognon, bave par terre (c'est ce qu'il fait quand il est énervé) me dit qu'il ne veut pas voir Nico, bref, la totale :-( Je le serre dans mes bras et tente de le consoler, sans trop de succès.
On passe les portes. Nico nous attend avec des colliers de fleurs. Mais Paul est tellement pas bien qu'il refuse d'embrasser son papa...C'est un peu triste mais c'est compréhensible. Voilà environ 30 heures que nous sommes partis...et il n'a presque rien dormi.
L'air est doux. ça sent les tiarés et les frangipaniers.
Notre nouvelle vie commence !
Alors, que je vous raconte. Par contre, vous excuserez l'absence de recherche stylistique mais il est présentement 5 heures du matin et Diane a hurlé les 3/4 de la nuit (et oui, parce qu'elle n'avait pas du tout envie de dormir à cause du décalage horaire), donc on ne peut pas dire que je sois au meilleure de ma créativité, hein.
Nous sommes partis de Jarnioux- les- bains samedi matin à 9H30, en convoi exceptionnel de 2 voitures, nombre de bagages oblige. A la gare de la Part Dieu, nous avons eu la bonne surprise de voir Didier, Danielle, Marie Claude et Dédé et Nadège qui sont venus nous dire au revoir, nous fournir quelques petits cadeaux distraction pour l'avion (merci), et aussi soutenir les parents !
Après les adieux..forcément difficiles, on roule pour Paris !
Le voyage en train se passe assez bien. Sur une échelle d'excitation allant de 1 à 10, on va dire que le Paul est à 7. Un peu de jus de pomme partout sur le siège et 2/3 autocollants appliqués ailleurs que sur le cahier, mais bon, rien de trop pénible.
On descend à Paris après 2H de voyage (sans panne, ouf ouf ouf) et on charge les 60 kilos de bagages sur un chariot (enfin, Calou et ses muscles quoi).
On se dirige tous guillerets vers le comptoir d'enregistrement, et c'est là qu'au bout d'un moment, *illumination* je me rends compte qu'il nous manque un sac...
Il est 14H30, ledit sac doit être en train d'arriver à Lille. ¨Enervomètre à fond, parce que dans ce sac il y a 10kilos de livres pour Paul, mes bijoux, mon tire-lait, ma trousse de pharmacie, de toilette, la super robe que je viens de m'acheter, les carnets de santé, la moustiquaire de la petite et que sais-je encore...
Deuxième illumination avant que Calou ne court au guichet sncf : Nathalie ! Et ben oui, ça tombe bien que Nathalie
1/habite à Lille
2/ soit une grande chef à la sncf (ça peut pas faire de mal en tous cas)
3/ descende à Lyon dimanche....
tout ça mis bout à bout, Nathalie a récupéré le sac. Merci cousine !!! On verra pour son expédition, parce que vu qu'il pèse 20 kilos, je pense que l'acheminement à Tahiti par avion est absolument hors de question...300 euros !
15H30. Suite des aventures à l'embarquement. Une file longue comme un jour sans pain. La bouche en coeur, je m'approche de la pauvre jeune fille qui oriente les passagers et je lui dis en montrant ma miette "Pouvez-vous m'indiquer où se trouve la file prioritaire, quand on a un bébé? ". Yeux paniqués de la jeune fille (assaillie par un chinois sur la gauche et une famille américaine sur la droite) "Euh là non non, on manque de personnel !! On n'a pas de file spéciale , il faut faire la queue ! ". Soit. Faisons la queue. Avec Paul qui se traine par terre et la petite qui commence à se trémousser et à pleurer dans l'écharpe. *Joie*. On arrive quasiment en dernier pour enregistrer, mais comme il n'y a que 2 bébés dans l'avion (tu m'étonnes), on aura quand même le fameux berceau miracle où est censée dormir la petite.
17H00. On passe le portique de sécurité. Je jette ma bouteille d'eau et j'en rachète une aussitôt le portique passé (2 bouteilles de 0,5 litres, 10 euros). On embarque. C'est parti pour....11 heures de vol.
Au bout de 2 heures, crises simultanées de Diane (faim) et Paul (envie de vomir, fatigue, diner avalé trop vite). ça va bien se passer, ça va bien se passer. Crise finalement maitrisée après une demi-heure de hurlements. Paul s'endort. Diane pas. Pendant au moins 10 minutes (dingue) elle joue dans son berceau.
Paul se réveille 1 heure plus tard, tout gai. Et un peu vaseux. Il me dit qu'il fait coucou à Grand-Mère par le hublot. Quand il commence à s'impatienter, je lui met une vidéo (avion = pas de principes). Je vous le donne en mille : 1 écran en panne sur tout l'avion : le sien. Heureusement le mien fonctionne alors je lui allume. Il s'enfile plusieurs sam-sam pendant que je sers de tétine géante pour que Diane ne pleure pas.
Je fais la connaissance d'une copine de galère (un garçon de deux ans et un bébé de deux mois et demi), c'est une pédiatre qui vient pour un CDD de 6 mois au nouvel hôpital. On discute un peu, ça nous fait passer le temps.
Paul finit par se rendormir. De mon côté, (Diane toujours accrochée, je crois que je n'ai jamais autant allaité ! ) je somnole un peu. Quand Paul se réveille, j'ouvre les yeux. Je ne sais pas si j'ose regarder le temps de vol. Allez, j'ose. Il reste encore plus de 6 heures. La MISERE.
Au final je ne sais pas comment on est arrivés au bout, mais bref, nous voilà à Los Angeles, cité pas du tout des anges.
On fait la queue pour descendre de l'avion.
On fait la queue pour qu'on nous prenne les empreintes digitales et un fond de l'oeil. En plus on peut pas dire qu'ils soient spécialement aimables, les policiers américains.
On fait la queue pour la douane. J'ai des biscuits pour Paul dans mon sac, je me dis que finalement, j'aurais peut-être dû cocher le "oui" à la rubrique "transportez vous des aliments" dans leur fiche à la c*n. Heureusement, il y a tellement de monde que les douaniers ne sont pas trop regardants. On passe.
Ensuite....ben on cherche où aller. RIEN n'est indiqué. Je demande à une dame avec un badge, elle me marmonne une réponse "tothelefttaketheescalatorspressthebuttonC".
On attend l'ascenseur. On monte avec des mexicains, on est serrés comme dans un paquet de lentilles.
5 minutes plus tard, on fait la queue pour le portique de sécurité. Je jette (encore) mes bouteilles d'eau.
Je passe sous le portique. Je sonne.
J'enlève ma ceinture, je sonne encore.Ha. Me voilà bien. Une policière arrive et me passe une espèce de lingette sur les mains. Je lui demande ce dont il s'agit et elle me dit que cela sert à détecter la présence d'explosifs (!). Haaa bon, je pense (genre détendue). Elle passe la lingette dans la machine magique....Qui devient rouge : explosifs détectés !!!!
Là je suis conduite dans une petite pièce avec Diane dans l'écharpe et Paul à moitié mort de fatigue. Pauvre bonhomme. On me fouille, je dois enlever la petite mais je n'ai rien pour la poser et qu'ils n'ont pas le droit de la porter(?? je n'ai pas compris) , c'est un peu sport;
Au final je suis "relachée" après que toutes mes valises aient été passées au peigne fin. Le stress total. J'ai cru que j'allais rater mon avion.
Je ne sais pas ce qui s'est passé. Je m'étais lavée les mains avec de la solution hydroalcolique..je ne vois que ça !
On se dirige vers la porte d'embraquement et on attend (ben tiens, pour changer). Paul se traine par terre sur la moquette bien propre, je vais acheter une petite bouteille d'eau (3 dollars) et un machin à hélice qui distribue des M&M's pour Paul (10 dollars).
On embarque. En montant dans l'avion je me dis que c'est vraiment parce qu'on est obligés là. Méthode Coué : je dis à Calou "Hé, 8 heures, ça va aller vite hein !".
Tu parles....
Pour vous la faire simple, Paul dort environ 2 heures et nous aussi. Quand on se réveille il est 23H. et on doit arriver à 4H....Re-Misère. Diane ne veut toujours pas dormir dans ce satané berceau,(en plus que mon voisin qui est un gros gros c*n met ses pieds-qui puent-dessus) je la garde sur moi pendant tout le vol, en la promenant de long en large quand elle pleure (hurle). Paul regarde Sam-Sam pour la dix-millième fois (quand je pense que je me suis trainée 10 000 bouquins, gommettes et autres stylos dans mes sacs). Je marche un peu dans l'avion avec ma copine pédiatre qui elle aussi, sert de poussette et de tétine géante à son bébé. ça me console un peu de ne pas être la seule.
Ensuite on traverse un orage. Grosses turbulences. Mais grosses hein. Gloups. Je repense au vol Paris-Rio. Arrrrrgh.....Je dis à l'hôtesse : euh c'est normal là ? Elle me répond que le commandant est en train de détourner un peu le vol pour éviter la zone de turbulences.
Dix milliards d'heures plus tard, on arrive enfin à destination.
Hop, j'enfile un short à Paul. On bourre tous nos affaires dans les sacs. Diane est crevée, les yeux tous rouges et une grosse plaque d'eczéma sur le bras et sur la tête.
On descend sur le tarmac (et oui c'est comme ça là-bas), on est accueillis par les danseuses tahitiennes et les ukulélés.
On attend les bagages des heures. Paul n'en peux plus, devient super grognon, bave par terre (c'est ce qu'il fait quand il est énervé) me dit qu'il ne veut pas voir Nico, bref, la totale :-( Je le serre dans mes bras et tente de le consoler, sans trop de succès.
On passe les portes. Nico nous attend avec des colliers de fleurs. Mais Paul est tellement pas bien qu'il refuse d'embrasser son papa...C'est un peu triste mais c'est compréhensible. Voilà environ 30 heures que nous sommes partis...et il n'a presque rien dormi.
L'air est doux. ça sent les tiarés et les frangipaniers.
Notre nouvelle vie commence !
dimanche 9 octobre 2011
Pffff....
Si les enfants et moi étions restés en France, c'était quand même un peu pour que Nico réceptionne notre déménagement et qu'on évite de dormir par terre à notre arrivée...On n'aurait eu que notre Katran, on aurait pu camper un peu, mais avec la petite miette, je me voyais mal vivre à la Robinson Crusoë (ok j'exagère un peu). Et bien je vous le donne en mille...c'est peut-être ce qui va se passer quand même !
Parce que notre bateau, oui, celui qui achemine notre container rempli des jouets, des livres des enfants (et de mes fringues et mes chaussures -ben quoi, c'est vrai, zut, quoi) est ....en panne.
Au milieu de chépaou. Si ça se trouve il a été attaqué par des pirates somaliens qui sont en train de bien se marrer en se déguisant avec ma robe Charleston. Ou avec la casquette de sous-préfet de Nico.
Il parait que les containers vont être transbahutés sur un autre bateau.
Si on échappe au largage de la caisse dans l'eau, je pense qu'on pourra peut-être récuperer nos affaires à Noël...
Pffff....quelle poisse.
Parce que notre bateau, oui, celui qui achemine notre container rempli des jouets, des livres des enfants (et de mes fringues et mes chaussures -ben quoi, c'est vrai, zut, quoi) est ....en panne.
Au milieu de chépaou. Si ça se trouve il a été attaqué par des pirates somaliens qui sont en train de bien se marrer en se déguisant avec ma robe Charleston. Ou avec la casquette de sous-préfet de Nico.
Il parait que les containers vont être transbahutés sur un autre bateau.
Si on échappe au largage de la caisse dans l'eau, je pense qu'on pourra peut-être récuperer nos affaires à Noël...
Pffff....quelle poisse.
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