dimanche 26 mai 2013

Marchons

Aujourd'hui, après une matinée ayant commencé sous les meilleures auspices (ébouillantage de la maman pendant la préparation du Lapsang-souchong (de 6h) suivi d'un charmant "tu vas voir, je vais te faire passer la pire journée de fêtes des mères" (merci fils, heureusement que tu n'as que 5 ans...) nous sommes allés nous changer les idées avec une petite randonnée dans la jungle tahitienne. 

On nous avait dit qu'il fallait compter 3 heures pour des marcheurs normaux, donc avec nos petits (2 de cinq ans et 1 de deux ans), on ne savait pas trop pour combien de temps on s'embarquait....Surtout que les sentiers de randonnée, ici, ressemblent plus à une brousse inextricable qu'à des chemins bien tracés (et encore moins balisés, pensez donc, quelle idée). 



Vérification des troupes avant le départ
Chaussures : check
Anti-moustiques affamés : check
Vivres en quantité suffisantes : check
Look de touriste hollandais : check
Cuissots musclés : ch...ahem. 





Départ fastoche, avec un chemin un vrai, des papayers, avocatiers, tulipiers du gabon, arbres à pain, bananiers... (mais on est loin du début de la rando...en fait c'est assez simple, ça commence quand c'est la brousse, avec des traces de cochons sauvages et le doute "mais t'es sûr que c'est par là ?")




 Bon, pour les deux premières heures, j'avoue qu'on n'a pas trop fait de photo, on était occupés soit à essayer de ne pas glisser, soit à écarter des branches, soit à donner de l'eau-de l'antimoustique-le doudou- le chapeau, soit à dire à Paul d'arrêter de demander quand est ce qu'on arrivait. 

Parce qu'en vrai, les sentiers de randonnée tahitiens, c'est un peu comme ça : 







Bref, après s'être fait lacérer les jambes, les bras voire les joues oui en même temps c'est vrai que je suis petite (mais avec plaisir, franchement, et d'ailleurs, c'est à partir de ce moment que les gamins se sont amusés en jouant aux aventuriers), nous cheminons une demi-heure sur une splendide crête : 





Jusqu'à ce que l'on arrive à un endroit complètement improbable, avec...une table. Après la brousse qu'on a traversée, c'était...dingue.
Le plus fou, c'est que notre ami Bernard, qui est un fin gourmet, nous avait secrètement préparé un déjeuner spécial fête des mères : foie gras et vin de paille 2008 (qu'on a bu dans des verres à pied), salade de mâche et magrets aux agrumes (il avait même trimbalé les pignons de pin et la vinaigrette balsamique), comté et morbier, brochettes de fruits frais, chocolat et thermos de café. Incroyable. 




Bon j'ai délicatement flouté leurs visages, après tout ils n'ont pas demandé à être sur ce blog 
(mondialement connu, comme chacun sait, mais quand même)





 On reprend la route....pendant que Diane s'offre un petit repos bien mérité : 




Voilà ! C'était extra. Les enfants ont très bien marché (4 heures quand même) et les paysages étaient sublimes. J'en ai presque oublié qu'on était "les plus méchants des parents". 

Sinon, bonne fête les mamans et surtout à la mienne !!

mercredi 22 mai 2013

Pentecôte

Bon, je sais bien que chez vous on a rallumé le chauffage, mais tant pis, je mets des photos du week-end quand même (parce que bon, sinon je ne vois pas à quoi servirait ce blog). 



En arrivant à l'hôtel après la traversée en ferry, direction la plage où un mariage polynésien se prépare (mais non maman, pas le nôtre, rassure-toi, on t'aurait envoyé un faire-part, quand même. Enfin, sûrement).

Chuuut, les gnomes ! 




Je n'arrête pas de dire à Nico qu'un tatouage - comme ça, là-  serait du meilleur effet sur son bras bodybuildé de magistrat (et oui, à la CTC les stylos sont lourds), mais j'ai beau insister, pour l'instant c'est niet. Aucun espoir qu'il ressemble un jour à Anthony Kiedis.  




C'est sublime, ces couronnes de fleurs, non ? 




Allez comprendre pourquoi, sur moi, ça ne rend pas du tout pareil.
En plus je suis presque verte, on dirait que j'ai encore le mal de mer à cause du bateau. 




Petite baignade au coucher du soleil 



Et soirée polynésienne avec force danses tahitiennes...
(pas de photo, l'appareil est resté dans la chambre, mais si vous suivez ce blog vous devez être tout à faits familiers de la chose)





Dès le lendemain, hop, direction le ponton, auprès duquel Paul a vraisemblablement décidé de passer sa journée (Nico et moi préférons les chaises longues, encore un malheureux sujet d'incompréhension entre parents et enfants).
Bon, on a bien rigolé, j'avoue. Mais c'était haut, quand même. 





Observation des poissons, des crabes et des holothuries





Re-sauts (vous voyez qu'on y a passé la journée, là, c'est le soir)








La fin du séjour a été plus mouvementée : 

- Diane qui me pique mon bracelet de perles sur la table pendant que je vais me resservir un thé et qui le fait tomber pile entre les lattes du deck du restaurant....Trop marrant. 


- Diane (re) qui me tanne pour faire du kayak et qui, pile au moment où une embarcation se libère et que je me soit jetée dessus comme une furie (week-end de pentecôte : forte affluence à Moorea), a décidé que finalement non, il est hors de question qu'elle monte dans cette vulgaire coquille de noix (restons zen, vive la crise des deux ans). Je vous laisse imaginer les américains qui regardent la gamine hurler avec son gilet de sauvetage trois fois trois grand pour elle, genre la mère indigne qui veut absolument que sa gosse fasse du kayak.


- La voiture en panne (pourtant pas une Renault) juste au moment de partir pour aller prendre le dernier ferry...Vous imaginez la suée du Nicolas (et de moi qui court partout sur le parking pour trouver des câbles) ...Bref, grâce à l'intervention heureuse des gars de la maintenance de l'hôtel, miracle, la voiture a démarré, keuf-keuf, après un savant poussage sur quelques mètres. Par contre, elle a catégoriquement refusé d'avancer à plus de 20 kilomètres- heure (re-suées dans l'habitacle, avec la clim qui ne marche pas, la caisse qui ralentit dangereusement dans la méga- grimpette avant le port et le Paul qui dégaine 10 000 questions à la seconde : mais pourquoi ça clignote, papa, là ? Et pourquoi la voiture elle fait du bruit ? Et c'est dans combien de jours que je vais à l'anniversaire de Manuari ! Et Diane elle m'a tapéééééé ! Et pourquoi on n'avance presque plus, là ?)


Bref, au final, on est quand même arrivés....

vendredi 10 mai 2013

Ohé Ohé...

Jeudi, nous avons suivi Nicolas. Visage aigu et claquante présence, torse hâlé et muscles saillants, geste sûr, précis, regard plein de l'assurance tranquille de celui qui a trouvé son chemin, il nous a guidé vers l'aventure. L'aventure, la vraie, celle qui a le gout salé de l'infini, qui nous libère de ce monde flêtri, avili dans sa fange matérialiste et individualiste. Une aventure unissant cinq adultes et trois petits d'hommes dans un même désir d'absolu et d'éterni...
Bon, OK, OK, comme c'était la première aventure, on n'est pas allés plus loin que ...Punaauia. 


Mais qu'importe ! Parce que même pas 5 minutes après le stress de la sortie du port (genre "Hé, oh, au permis y'avait pas tous ces bateaux, là !"), les dauphins étaient là pour nous accueillir. Alors, si c'est pas une aventure- au -gout- salé- d'infini, ça.... 






Ensuite, Paul a insisté pour qu'on le laisse jouer un peu dans les vagues : 



Tandis que nous nous sommes vaillamment jetés dans une eau à trente degrés pour pêcher quelques mahi-mahi pour notre repas de midi : 



Ce qui a laissé à Diane, restée avec moi sur le bateau (et qui a d'autres centres d’intérêt dans la vie) le temps de boulotter le paquet de petits-beurres : 


Oui, on a rajouté les brassards en plus du gilet de sauvetage. Déjà, parce qu'on y tient, à notre bébé, et aussi parce qu'elle avait mangé beaucoup de biscuits, quand même. 








En bonus, pour les cousins Onimus qui nous ont confié leur ami :  



lundi 6 mai 2013

Ici, on n'est pas rancunier. Ouh làààà non.

Alors, ce deuxième tour ? 

Bleu ? Jaune ? Orange ?
Indépendance ? Autonomie ? Indépomie -autonomance ?









En voilà un qui doit avoir du mal à choisir entre riz ou chao'men, ou entre ciné ou télé. Ou alors, c'est que les discussions entre Monsieur et Madame sont animées....







Au final, c'est Gaston qui revient aux manettes, 10 ans, quelques condamnations et séjours en prison plus tard (trafic d'influence, corruption, prise illégale d'intérêts et détournement de fonds publics).


C'est dire le bilan qu'a dû laisser son prédécesseur pour que ce soit à nouveau "le vieux" qui soit choisi. 

En tous cas, ça va saigner à la tête des principaux EPIC ! Certains doivent déjà être en train de préparer leurs cartons.....





source : http://www.liberation.fr/politiques/2013/05/06/gaston-flosse-remporte-haut-la-main-les-elections-territoriales-en-polynesie_901190


Une vidéo ici : 

http://video.liberation.fr/video/a153ed94403s.html





Nous, ce week-end, comme on n'a pas eu trop envie de passer la journée au bureau de vote, on est allés au Radisson. Et Paul s'est bien amusé dans les vagues (maman, ça te rappelle quelque chose ?) : 








ps : Et sinon, bienvenue à Blanche ! Avec un si joli prénom, elle ne peut qu'être adorable, cette nouvelle petite nièce....Une pensée spéciale à la jeune grand-mère ainsi qu'à l'oncle et la tante....de moins de 12 ans ;)

jeudi 2 mai 2013

Raz de marée

Une fois n'est pas coutume, je commence à rédiger ce message dans ma petite chambre chez papa-maman...Nous sommes le 28 avril, dehors il fait 4 degrés ( à moins qu'on ne soit le 4 avril et qu'il fasse 28 degrés ? )

Mais que fiche-je donc en France, vous demandez-vous en arborant un air perplexe (parce que j'habite à Tahiti, en temps normal, hein, vous savez...)
Bref. Pour ceux qui ne sont pas au courant, ma petite soeur Clarisse vient d'avoir son premier bébé. Et grâce à la complicité de quelques personnes, je suis rentrée pour elles, dans le plus grand secret....
Dieu, la chance ou le hasard était de mon côté, alors que nous avions pris les billets 8 mois plus tôt, je suis arrivée alors qu'elles étaient encore à la maternité.







Je crois que ni Clarisse ni moi n'oublierons ces incroyables minutes suspendues dans un ailleurs qui n'a existé et qui ne continuera d'exister que pour nous deux.






Bienvenue Livia.