Nous voilà bien arrivés ! Le voyage a été long (24 heures, 2 escales, 3 avions...), mais bien plus facile que l'année dernière. Les policiers et douaniers américains sont toujours aussi gracieux (hum hum), mais cette fois, ô miracle, ils n'ont pas détécté de la poudre d'explosif ou je ne sais quoi d'autre sur mes mains, et je n'ai pas eu peur de finir en salopette orange à Gantanamo. Par contre, ils ont quand même demandé (en anglais) à Paul si j'étais bien sa mère et Diane sa soeur, comme on n'a pas le même nom de famille. Vous imaginez la mine perplexe du Paul, déjà bien fatigué, devant ces aboiements sybillins ....
Diane a dormi pendant pratiquement tout le deuxième vol, grâce au torse de Philippe^^ et un peu, certainement, à l'Atarax du pédiatre (j'avoue, j'ai cédé...mais bon, en même temps, hein...).
Quand Philippe et moi nous sommes séparés à Paris, il a fallu que je rejoigne ma porte d'embarquement (loin, loin, loin) avec Diane sur les bras + les 2 bagages cabines (10 kilos chacun). Soit 30 kilos, à comparer à mes 45....Les gens se retournaient, je devais vraiment avoir l'air d'être en piteux état....mais PERSONNE ne m'a proposé de l'aide. Personne. Franchement, c'est dingue. Surtout quand on débarque de Polynésie où la gentillesse et l'entraide sont érigés en mode de vie !
Paul a tenté de m'aider en trainant l'un des sacs par terre, mais il n'a pas tenu très longtemps.
La seule personne qui m'ait aidée, ça a été après qu'on ait récupéré nos bagages sur le tapis. Elle m'a proposé de mettre mes valises sur son chariot . Et ce qui est comique, c'est que je crois bien que cette dame était tahitienne....
Les retrouvailles ont été magiques, comme prévu ! Les parents ainsi que Clarisse et Dom nous attendaient depuis le matin même (non je blague). S'il fallait trouver un avantage au fait de ne pas se voir souvent, ce serait celui-là : le moment où l'on se revoit enfin est tellement tellement intense !
Bref, on a dû coller la larmichette à tous les gens qui attendaient dans le hall !
Bon, par contre, la gestion du décalage horaire est plutôt, hum, comment dire...délicate. Cela fait 3 nuits que nous sommes là et Diane se réveille à minuit. Et de minuit à 6 voire 7 heures, ben....elle pète la forme. Du coup, ma mère et moi, on y est beaucoup moins (en forme). Paul, lui, commence à se caler, ce matin, il a pris son petit-dej à 4H30 (3Heures du mat pour les jours précédents, qui dit mieux). Enfin, on ne perd pas espoir que cela s'arrange....
De mon côté, je me prépare déjà à reprendre l'avion : je pars ce week-end à Lorient pour un salon du Livre auquel je suis conviée, afin de recevoir un prix littéraire (pour le Carnet Rouge). Ce qui me réjouis, c'est qu'au moins, sans enfants complètement décalés, je pourrai peut-être me reposer un peu et m'occuper de mon propre décalage horaire !
A bientôt tout le monde ! Et bises à Nico qui n'a personne pour soigner son orteil cassé (à peine suis-je partie que monsieur se met à faire des folies sportives.....c'est réussi ! )