mercredi 30 mai 2012

Le monoi. Le vrai.

Pendant leur séjour, mes parents sont allés à la rencontre de l'adorable Robert Peretia, qui fabrique du monoi traditionnel. Du vrai, du beau, du qui-n'a-pas-de-produits-chimiques-dedans et qui vous donne l'impression d'être une souple vahiné ondulant au rythme des toe're. 


Vous allez voir. Si vous voulez en fabriquer dans votre salle de bain pour parader sur les plages de la croisette, le corps luisant et musclé, c'est (presque) très simple.
Ne me remerciez pas, voici le mode d'emploi.




Levez-vous vers 3 heures du matin, et, sous la douce mélopée des coqs, rejoignez votre vaste champ de tiarés.
Attention aux cafards, ça vole. Et n'oubliez pas votre lotion anti-moustiques.

Là, tout en admirant le soleil qui se lève et en vous grattant frénétiquement les chevilles, emplissez votre joli panier tressé.






Une fois la cueillette terminée, remontez vous coucher.



Après votre petit-déjeuner (on n'est pas à l'usine, on a dit), faites sécher vos fleurs sous le soleil violent du Pacifique. Si vous êtes à Lille, Besançon ou Belfort, débrouillez-vous. 
Vous avez bien un four ? 
Ou une lampe de bureau ? 
Une poêle ? 






Pendant ce temps là, vous avez le temps de grimper au cocotier pour choisir une belle noix. 
Vous la coupez, l'ouvrez et la rapez (pour un français moyen, l'opération requiert 1 journée + 1 boite de pansement + 1 réserve de grognements mâtinés de jurons). 
Si vous êtes tahitien, vous faites comme ça, en moins de 2 : 


Hop : 




Hop : 
Mais non ce n'est pas une pelure d'orang-outan !
C'est de la bourre de coco. 
Hop :
Et ça ce n'est pas une tête de furet. C'est une coco. Pffff. 



Hop : 




Et hop : 








Mélangez délicatement votre coco rapé aux fleurs de tiarés...Normalement, ça sent très bon ! Vous pouvez même en manger si vos nains ne vous ont pas laissé de brioche au petit-déjeuner. 








Ensuite, il va falloir liberer la part animale qui sommeille en vous. 
En effet, pour accelerer la fermentation et que oh magie ! (ou "magi-magistrat !" comme dirait Paul) votre coco se transforme en monoi, il vous faudra.... occire une famille de bernard -l'hermite tout entière. 
Et si. 




Allez on ne fait pas la chochotte, on y va.
Vous extirpez les bêtes de leur coquille et vous leur pressez l'abdomen au dessus de votre préparation (oh MON DIEU !!!!!!!! )






Yerk










Une fois le massacre terminé...ben allez vous nettoyer les ongles, déjà. 


Remuez votre préparation (attention de rajoutez surtout pas d'eau, malheureux !) et attendez quelques jours suivant la chaleur du soleil de votre four. 


Et voilà ! Normalement, une belle huile dorée aura miraculeusement fait son apparition. Hop, n'hésitez pas à vous tartiner et vous retrouverez une peau hydratée et satinée qui fera pâlir d'envie votre carne de collègue de bureau. 








Bon, si ma recette ne vous plait pas, vous pouvez toujours aller acheter une bouteille à Carrefour. 
Vous faites comme vous voulez, mais moi, j'aime pas quand il y a des E421 dans mon monoï. 











En tous cas merci à Robert Peretia pour son adorable démonstration !!
Vous pouvez le retrouver ici dans l'émission Fare Maohi http://www.youtube.com/watch?v=RedVqtBv6cg










































mardi 29 mai 2012

EHTYM

Bon, maintenant que vous avez vu des photos de cartes postales, je vais vous montrer le Tahiti du quotidien, celui dans lequel on vit quand on ne peut pas s'offrir des voyages dans les îles. Ceux-ci restent très chers et  beaucoup de tahitiens qui n'y sont jamais allés !

Bref, le vrai Papeete est loin de l'image que l'on peut s'en faire. La ville est bruyante, poussiéreuse, il y a très peu de trottoirs (on marche souvent sur la chaussée), pas de plage mais des coqs et beaucoup de chiens errants (je crois qu'une fourrière a été créée très récemment). Finalement, c'est une ville assez peu reposante. Heureusement que les habitants sont charmants !

Voilà donc des photos prises tout près de chez moi. Ce sont les rues que j'emprunte pour emmener Paul à l'école.
On est loin des paysages paradisiaques !
D'ailleurs, les agences de voyage ne s'y trompent pas : généralement, les touristes sont juste en transit à Tahiti, le temps d'attendre leur vol pour Moorea, Bora, les Tuamotu ou les Marquises...























dimanche 27 mai 2012

Bipèdie

Depuis qu'elle marche, Diane découvre des contrées inexplorées...ce qui l'enchante au plus haut point.
Les placards de la cuisine (oh, plein d'assiettes à jeter par terre !), les commodités (tiens, si je tripotais cet étrange brosse posée à côté des WC ?), le frigo (un nid de yaourts ! génial, cet endroit !)....
Bref, on n'a qu'à bien se tenir ! 

Des images ici : http://youtu.be/_nudciMlxzA

jeudi 24 mai 2012

Snif

Et voilà. Nous sommes déjà à la fin du mois de mai et les grands-parents vont bientôt retrouver leurs pénates beaujolaises ! Tout ça a passé bien vite.


On a quand même profité de leur présence pour partir partir un peu au vert (ou au bleu) sans les nains. Aaaaaah ! Quatre nuits de sommeil ininterrompu.....14 mois que j'attendais ça. Et puis des petits-déjeuners qui durent des heures, des siestes au bord de la plage, de la plongée, du tandem autour de l'île...Bref, on se serait cru deux petits jeunes (alors que l'homme a quand même 40 ans, n'est-ce pas).
Maintenant, on espère que les grands-parents n'auront pas été traumatisés (par les nuits dantesques et dentaires de la petite) et qu'ils voudront bien réitérer l'expérience l'année prochaine.....


















Une balançoire qui aurait bien plu à Paul ! 













On trouve de tout à Bora-Bora ! C'était bien la peine que je m'inquiète pour mon tire-lait cassé ! 







Une idée de ce dont il s'agit ? Allez, je vous écoute^^




Régimes alimentaires : l'homme, qui veut assommer un requin, mange des sal*peries, tandis que la femme, qui veut juste rentrer dans son maillot de bain, mange des fruits. 







Départ pour aller voir les raies manta ! 


Haaaaaaaaaaaaan ! Comme c'est impressionnaaaaant ! 














Une petite douche ? 








 Moi, ce que j'aime dans la pirogue, c'est quand je ne rame pas.



 Voilà, j'aurais mieux fait de ramer, il m'a fichu à l'eau.