mardi 16 avril 2013

Tu sais que tu es ici quand....

Voici quelques réponses rigolotes que j'ai trouvées sur un site.

Pour ceux qui sont déjà venus en visite ici, vous verrez que c'est tout à fait ça ! Pour les 

autres... et bien ça vous donnera une idée ! 








Tu sais que tu es à Tahiti....





Quand tu contemples un magnifique coucher de soleil (à 17h)




Quand tu commences l'apéritif à 17h (heureuse conséquence de la précédente)





Quand tu achètes ton poisson au bord de la route ou à la station Total


Quand t'essaies de joindre quelqu'un et que la secrétaire te répond au téléphone :"iii-

aaaaaa non il est aux toilettes"!




Quand un homme politique est réelu alors qu'il est en prison 





Quand tous les enfants ont une couronne de fleurs sur la photo de classe








Quand tu fais peser tes fruits au supermarché et que le vendeur te chuchote " hiiii ma 

belle...faut pas preeendre ça, i sont pas boons ! "





Quand tu vas dans le petit magasin du coin et que la vendeuse regarde ta liste et dit "pour 

ça et ça, va chez ma copine à côté, c'est meilleur et c'est moins cher"






Quand il n'y a rien à faire quand il pleut





Quand tu te lèves à 7H c'est que tu as fait la grasse matinée





Quand tu tutoies ton prof ou le médecin






Quand il faut être patient avec internet à cause des intempéries en Floride






Quand tu peux porter des mini mini short sans que personne ne dise quoi que ce soit






Quand tu peux aller au travail en paréo 





Quand tu peux lire sur certains murs " ce mur n'est pas un PISSOIR" ou "Merci de ne pas se 

moucher sur mon mur, merci"






Quand tu appelles "copine" toutes les femmes que tu ne connais pas





Quand un enfant appelle "tatie" toute femme qu'il ne connait pas 





Quand le vendredi les gens mettent des couronnes et des chemises/robes à fleurs pour 

aller travailler





Quand tu vas à la plage avec ton nouveau maillot de bain blanc et que le sable 



noir l'incruste jusqu'à la moelle...





Quand les chiens ressemblent davantage à Stitch qu'à Lassie






Quand,  
en sortant de chez toi, tu te cognes la tête à un régime de bananes qui sèche 






Quand la sortie culturelle de l'année consiste à aller écouter un orchestre de salsa au


 Méridien






Quand les pubs et les clips musicaux locaux te tirent des larmes 






Quand tu es réveillé par un joli margouillat 
tombé du plafond sur ton lit





Quand les élèves vont au tableau pied nus




Quand tu as 5 régimes de bananes qui mûrissent dans ton jardin en même temps !



Quand les vendeuses t'appellent ma chérie, ma belle ou ma puce.



Quand tu dois marcher comme un pingouin parce qu'aujourd'hui t'as mis des savates alors qu'il pleut...( savates = tongs)


Quand on t'invite à rester manger à chaque fois que tu passes et qu'à la fin du repas on te 

dit "Bé !! T'as bien mangééééé ? Faut bien manger hein!"



Quand il pleut très fort et qu'on rebouche les trous avec de la soupe de corail 




Quand un soulèvement de sourcils répond à une question




Quand tu dis : 

'soyou' et pas 'sauce soja'

'casse-croute tuna' et pas 'sandwich au thon'


'api' et pas 'nouveau"
'ma'a" et pas "repas"



Quand au snack c'est soit "jus jaune" soit" jus rouge"





Quand on ne dit pas "tu sais ce que c'est" mais..."tusésékooooi.."..




Quand tu peux être "demi tahitien"+ "demi chinois"+" demi popaa" +"demi tout ce que tu 

veux" sans que ça dérange personne...



Quand tu manges des chicken au mac do et tu vois des poules se promener tout en 

mangeant les frites tombées au sol


Quand tu vois des chiens roses sans avoir bu une seule goutte d'alcool ....




Quand il y a une grève générale contre la crise. Bientôt il y aura grève générale contre la

pluie ou contre les cyclones....



Quand tu as une facture d'internet a 14000xpf au lieu de 19,90€ (14 000 F = 130 euros)


Quand les collégiens courent les cross en savates ou pieds-nus




Quand ton téléphone sonne, que tu décroches et qu'après avoir dit "allo" on te répond

" QUICÉÉKÉÉLLLA ?"






Quand tu croises des gens que tu connais partout ou tu vas : "Hiii, comment ça va toi !"





Quand tu entends à la radio "iiiii-aaaaa copine t'as pas été chez Buuuut..."




Quand a la place de te répondre " oui", on te dit " ok aloooooors" !! 





Quand les coqs chantent du matin 6h au soir 18h, les moustiques te piquent toute la journée 



Quand tu vois des gens sous un manguier ou bien sous un tumu purau entrain de compter les voiture (tumu purau = hibiscus)

jeudi 11 avril 2013

La minute culturelle

A 17000 Kms de la rue de la Combe, de ses pierres dorées, de ses vignes et du cacardement de ses oies, on attend avec excitation et impatience (litote) l'arrivée de mini-Clarisse...Pire qu'un 20 décembre pour un enfant de 5 ans, qu'un début de conclave pour un jeune séminariste ou que l'arrivée de la grippe pour les laboratoires pharmaceutiques. 

Alors ce matin, quand j'ai lu cet article dans le journal, j'ai pensé qu'en effet, il était urgent d'organiser la plantation. Le mettra-t- on au pied du pommier chez les grands-parents ou sur la butte de terre devant la cuisine des jeunes parents ? Enfin, dans tous les cas, il faudra rentrer le chat. 


Plus sérieusement, je trouve que cette tradition est très belle. Et je suis certaine que si j'étais née sur cette terre, j'aurais aimé lui confier les deux branches de vie de mes enfants.

(là, je vois Nicolas en train de lire ce post et de penser "ça y est, elle ne se remet pas que l'allaitement de Diane soit en train de se terminer, elle repart dans ses délires de maternité, tu vas voir qu'elle va vouloir un petit dernier et accoucher toute seule sous notre bananier." Pffff.) 




Enterrement du placenta: Le "pu fenua", lien entre l’homme et sa terre



Enterrement du placenta: Le "pu fenua", lien entre l’homme et sa terre
En Polynésie, il est de tradition d’enterrer le placenta d’un nouveau-né au pied d’un arbre. L’évolution des moeurs perpétue cette tradition, mais d’une manière plus libre et moins ritualiste. A tel point qu’aujourd’hui, la valeur négative que la tradition attachait au placenta, liée au cycle menstruel de la femme, laisse place désormais à une vision plus positive, donnant lieu parfois à certaine exaltation identitaire.

Dans une étude publiée en 2002 intitulée "Enterrer le placenta; l'évolution d'un rite de naissance en Polynésie française", Bruno Saura, maître de conférences à l’Université de la Polynésie française, définissait qu' "en langue tahitienne, le placenta se dit pu-fenua qui signifie 'entre-noyau (de) terre'". Il s’agit ici d’assimiler ce 'centre-noyau' à une parcelle de terre, appelée à "intégrer ou à 'réintégrer' la terre". L’un et l’autre sont indissociables.

Le placenta et l'évolution des moeurs

Les témoignages recueillis dans certains ar¬chipels, comme aux Australes, mettent en évidence un acte long et cérémonial. Amo de Rapa, explique : "c’est un évènement familial qui regroupe en même temps, le père de l’enfant, les grands-parents bien sûr, mais aussi les oncles et tantes du côté de la maman. Il arrive aussi que des membres proches du père y assistent mais ce n’est pas systématique."
Par le passé, les anciens préconisaient d'enterrer le placenta au pied d'arbres fruitiers. Ces derniers permettaient la transmission (quoi que le terme "fructification" convienne mieux) de la vie, mais aussi de la terre, entre plusieurs générations. Aujourd’hui, les plantes ornementales, plus facile à mettre en terre, ont succédé aux arbres fruitiers. Qui plus est, l'emplacement choisi est souvent dénués de tout sens culturel. Tantôt à proximité d’un pied de tiare Tahiti, ou encore d’un cocotier, voire même d’un bougainvillier, le choix est avant tout d’ordre esthétique.
Comparé à autrefois, c’est une vision plus simplifiée et donc plus rapide qui a pris le pas sur le côté cérémoniel. Mama Tehea, de Faa’a livre ses impressions : "Je me souviens qu’à l’âge de 8 ans, j’ai vu mon grand-père enterrer un placenta dans le marae familial à Ra’iatea. C’était long car il parlait au lieu et lui demandait d’accepter ce nouvel enfant et de le protéger jusqu’à l’âge adulte, lui et toute sa famille aussi. (…) Il ne s’agissait pas seulement de le mettre là, puis de s’en aller, mais il y avait une relation pure et sincère entre le pu fenua, l’enfant et la terre d’où est originaire son père ou les deux parents, ainsi que ses grands-parents."

Les marquisiens, eux, choisissaient souvent un pied de banian pour y enterrer le placenta d’un nouveau-né. Contrairement aux habitants des îles Sous-le-vent et à ceux de la Société, ils voyaient en cet arbre une grande filiation entre le nouveau-né et les kakīu, les ancêtres. L’absence de fruit n’excluait pas le côté nourricier que revêtait cet arbre centenaire capable, par son côté protecteur de préserver le bien-être d’une famille..
Par exemple, le vieux Mimio Puhetini, du village de Taiohaè (île de Nuku hiva) aujourd’hui disparu, ac-cordait une grande importance à cette cérémonie. En 1998, il expliquait : "Pour nous les marquisiens, le banian est l’arbre qui a été le témoin de plusieurs générations. De leur vie, de leurs faits et gestes. Quand je dis leur vie et leurs gestes, j’entends par là ceux des familles à qui appartiennent ces grands arbres. A chaque fois qu’un placenta est déposé au pied de l’un d’entre eux, c’est une nouvelle vie qui recommence et un autre cycle. D’où le fait de respecter la cérémonie car il y en avait une que certains ici, pratiquent encore."
Avant, les anciens allaient toujours voir le prêtre pour que celui-ci se charge d’envelopper le placenta. Ce dernier n’était pas enterré le jour-même puisqu’il y avait des incantations qui étaient scandées pendant de nombreuses heures, ensuite le prêtre s’isolait avec le père du nouveau né pour prier les dieux d’accompagner la cérémonie. Et ce n’était que lorsque toute cette phase était achevée que le placenta pouvait être placé au pied du banian, le lendemain donc."
Aujourd’hui, une cérémonie dure moins d’une demi-heure. Cependant, certains gestes ont traversé le temps comme l’enrobage, qui consiste à envelopper le placenta dans un tissu. Ce geste reste automatique, mais là encore, très peu de mères en connaissent la signification. "Je l’ai fait parce que c’est comme ça !" lache Tevahine R, de la Presqu’île. "J’ai vu ma soeur faire comme ça, donc j’ai fait pareil."

Partisans du choix de l'emplacement

A défaut de connaître les gestes ancestraux, les partisans d’un enterrement sous l’arbre de leur choix assument ouvertement leur méconnaissance. Ils essaient même de faire reconnaître leurs nouvelles méthodes comme étant un acte de reconnaissance identitaire. "Là est la placenta de mon fils, là aussi est sa famille." nous livre Jacky L de Paea. "Pour moi, même si je ne sais pas vraiment comment on faisait avant, mais ma manière d’avoir enterré a tout autant de valeur et donc mon fils se reconnaîtra dans ce pied de tiare Tahiti !" ajoute ce nouveau père de famille.

Quand la santé supplante la tradition

L’étude menée par l’anthropologue Bruno Saura indique une autre cause de la réduction des enter-rements du placenta : le déplacement rendu obligatoire des mamans sur les centres médicaux de chaque archipel. En effet, les pères ou grands-parents n’étant pas présents au moment des accou-chements, les placentas sont considérés comme déchets organiques et donc incinérés de fait.
Dans un cas comme dans l’autre, la réorganisation sanitaire voulue par le gouvernement et ayant débuté en 1995, a certes formalisé et encadré les accouchements, mais elle a surtout laissé de côté la tradition.
L’application de mesures sanitaires plus strictes et donc moins favorables à la conservation du placenta a contribué au délaissement de cette pratique ancestrale. Une infirmière nous explique les raisons : " lorsque nous recevons les mamans qui viennent accoucher dans nos centres, il y a tout un protocole de règles à respecter. Outre les mesures sanitaires drastiques, il y a aussi tout le côté préservation des matières organiquse. En général, nous récupérons le placenta, mais nous n’avons pas la possibilité de tout garder et donc, on envoie directement à l’incinérateur. Il faut comprendre que c’est une question d’hygiène. Des contaminations peuvent survenir sans que l’on s’y attende d’où le fait de prendre des décisions assez rapidement."
Avec le temps et le progrès, il semblerait que la tradition soit interprétée selon la compréhension de chacun et surtout appliquée en fonction de critères de plus en plus difficiles à adapter. Cette mé-connaissance de la tradition s’accroit à tel point que certains spécialistes culturels veulent organiser des cérémonies autour du thème du placenta. L’objectif étant de réajuster et combler les lacunes populaires sur l’enterrement de cette "branche de vie" tant respectée autrefois et qui, si l’on n’y prête pas attention, pourrait tendre à disparaître.


Rédigé par TP le Mercredi 10 Avril 2013 à 18:21 | Lu 1540 fois

mardi 2 avril 2013

Bon anniversaire !

Ce week-end, en plus de la chasse aux oeufs, nous avons fêté les deux ans de Diane ! Joyeux anniversaire petite fille ! 





Chapeaux pointus turlututu dès 6H32 du matin (notez l'effort de grasse matinée, mais il faut dire qu'à l'hôtel, les chambres sont climatisées et les rideaux vraiment occultants )...et ouverture des premiers cadeaux....De superbes légumes en feutrine, de quoi préparer un bon ma'a ! 






7h, on commence la journée par un solide petit-déjeuner (air dubitatif, rapport aux fruits qui se sont subrepticement glissés dans son assiette de viennoiseries)






Tout en admirant le spectacle de danse
et là on se demande.... mais qui regarde-t-elle comme ça, 
puisque ce ne n'est pas Nicolas ? (qui est parti plonger)





Après la chasse aux oeufs (de vrais oeufs, Diane était absolument consternée), petite baignade pour se rafraîchir un peu 





Puis plongeon dans la lagon....photos prises par notre poisson n°1 : 



Visite aux tortues





 Reposette dans la poussette
(oui, la sucette est affreuse mais au moins, la nuit, on la retrouve facilement )




Soufflage de bougies ...Voici le gâteau pour 3 personnes...
(on va en avoir pour toute la semaine)





Diane est un peu impressionnée par le terrible brasier, du coup c'est Paul qui a soufflé...




Séance photo






Et re-baignades (forcément)




Là, Diane semble avoir quelque chose à reprocher à son frère...







Diner avec re-show polynésien (oui, on aime ça ici) 






Voilà ! Trois jours très sympathiques ! 
Bon anniversaire ma jolie ! 


Un grand merci aux cartes et colis d'anniversaire reçus cette semaine et
ouverts ce week-end...Diane était ravie (gros gros succès pour 
le jeu d'eau, les gommettes Barbapapa, le loto tahitien ....)


Mille baisers à tous !